Pour developper vos affaires en Roumanie, en Moldavie et dans les pays Francophones
 

 

Des bureaux aux standards européens, des prix… encore roumains, dans la capitale.

 
en français - in limba romana

 

Bucarest, en dépit de la croissance des prix dans le domaine immobilier, annonçant le lancement du programme “Prima casa-Première Maison”, reste une “capitale low cost”. Il  y a encore peu de temps Cristian Popescu, vice-président de “Association des Agents Immobiliers Roumains (ARAI), disait que l’on peut parler dès maintenant d’une croissance des prix des appartements dans diverses zones”, mais le marché ne ressent pas encore de chqngements spectaculaires. A la fin mai 2009, les prix ont augmenté par rapport au mois d’avril, mais peu significatifs, et les agents immobiliers ont comme avis que la différence sera faible, tout au moins cette année. Remus Marinate, Directeur Général de «Meyers» considère que pour le moment Bucarest ne représente pas un grand intérêt pour les investisseurs étrangers. La faute en revient sans doute au manque d’infrastructures.

La zone préférée des étrangers pour les espaces de bureaux reste la Place de la Victoire, quartier des affaires qui a déjà des immeubles renommés, auxquels d’autres vont venir s’ajouter bientôt, actuellement en cours de construction. Jusqu’à l’année passée les prix sont restés élevés et atteignaient  25 voire même 30 euro/m2, mais depuis ont baissé à 15 euro/m2. Et ne trouvent pas preneurs. Il existe une tendance à la baisse. Nous disposons d’espaces de bureaux à 5 euro/m2. Par exemple dans Lacul Tei, qui est une zone de qualité. Les propriétaires ne peuvent les louer car ils ne réalisent pas que jusqu’à maintenant les prix étaient gonflés artificiellement. Et c’est vrai que de nombreux espaces ont été construits depuis deux ans quand le prix des des matériaux étaient élevés et ont fait des calculs de rentabilité sur ces bases, et aujourd’hui il leur est douloureux de constater que ces calculs ne sont plus réalistes. Pour ce qui concerne les espaces commerciaux, les offres les plus intéressantes s’élèvent à 10 euros dans le centre ville. Sur le Boulvard Magheru les prix sont entre 40 et 50 euro/m2.

Dans un passé récent ils étaient plus élevés, dépassant 100 euro/m2, et ont baissés. Pour loger la meilleure offre que j’ai eu il y a une heure était dans Calea Dorobanti, où un appartement de deux pièces s’est vendu pour 58.000 euro. Malheureusement, les bonnes affaires sont chassées par ceux qui disposent de liquidités et restent peu de temps sur le marché. Les prix des appartements ont beaucoup baissés; si l’année dernière nous louions un appartement élégant de deux pièces dans Dorobanti pour 1200 euro, cette année, le même appartement, peut se louer pour 500-600 euro au maximum. D’habitude, au prix visé par les propriétaires il existe une contre offre. La location est présentée au prix de 800-900 euro, mais le client offre seulement 500 euro, par exemple.

Cette opinion est partagée par Ioan Lungu, manager et partenaire de «Imobiliar Expert Grup» - «les étrangers s’attendent à trouver des prix plus bas. Toutefois, c’est un peu différent. Je ne peux dire que les appartements sont moins confortables qu’en Occident. J’ai vu des appartements en Espagne laids et chers.
Chez nous il y a quelque chose de moins cher. Si nous parlons d’appartements de luxe, en vérité, j’ai vu des appartements plus beaux que ceux de luxe d’ici. Pour ce qui est des espaces de bureaux il y a peu de différences avec ceux de l’extérieur. Jusqu’il y a 7 ou 8 ans il n’y avait pas d’espaces comparables à ceux des capitales d’Europe. En Roumanie cependant, sur ce point nos prix sont petits. Ils sont de 15 euro/m2, et à Londres, 130 dollars/m2. Les étrangers sont encore interéssés par la Roumanie, mais pas autant qu’il y a un an. Probablement que la crise les a éloignés. Les prix ont baissé d’au moins 50 % à la vente et à la location de 30 %. Pour les bureaux nous disposons d’espace à louer à partir de 6 euro/m2 jusqu’à  20 euro. Les plus chers sont Place de La Victoire ou Place des Aviateurs. Pour des espaces commerciaux les prix ont énormément baissés. Il y avait des loyers de 50 euro/m2 qui désormais se donnent pour 15 euro. Voire même 10 euro.

Sur le Boulevard Unirii nous disposons d’espaces pour 20 euro /m2, là où sous 50 on ne pouvait discuter. Les appartements à la vente, dans le centre, ont peu baissé. Toujours sur Boulevard Unirii où un appartement de deux pièces se vendait pour 200 000 euro, aujourd’hui pour il se vend entre 100.000 et 120.000 euro, mais les loyers ont baissé 700-800 euro à 400 euro. Les prix vont atteindre toutefois, prochainement, au niveau pratiqué dans les autres capitales européennes, même s’il est possible que jusqu’à la fin de l’année les prix baissent encore.

Iuliana Galeteanu