Copmment voyez-vous l’évolution du marché de l’emploi dans le contexte actuel ?
Cette crise financière dont tout le monde parle et celle du marché du travail a commencé à engendrer des aspects négatifs mais aussi des aspects positifs.
L’impact principal, palpable et le plus médiatisé a été, évidemment, le négatif. Car il s signifié de très grands changements pour de nombreuses personnes, et, de façon implicite, pour leur famille. Et, ce qui est pire, c’est qu’à côté des restructurations massives des emplois, à côté des décisions économiques prises par les entreprises de fermer leurs unités de production ou le manque d’options de ceux qui ont fermé leurs activités par défaut de moyens financiers, on parle désormais, dans les cercles législatifs, de différentes mesures drastiques, de crise. Tout cela va déterminer, sur le marché du travail, comme aspect négatif, le développement d’une activité souterraine. Les gens vont s’adapter, l’esprit spéculatif va croître, le « travail au noir » va se développer. De ce point de vue, on revient à ce qui se passait dans les années ’90, quand tout était possible faute de cadre législatif et par manque de tradition d’une économie libérale, démocratique. D’un autre côté, cette période va signifier un retour des valeurs et des performances. Et, par suite, un rétablissement réaliste des salaires. La période qui a commencé et qui va durer 3 – 4, déterminera une plus correcte appréciation du capital humain. L’esprit d’initiative sera plus apprécié, la performance, les compétences, la disponibilité et la capacité multi-tâches. Les slaires connaîtront une meilleure stabilité et une meilleure répartition, avec d’éventuelles augmentations correctes, basées sur la performance te les résultats.
Qu’en est-il d’Interex?
L’histoire Interex signifie développement. Ceci dit tout.
Interex est une entreprise en mouvement, se concentrant particulièrement sur l’évaluation des affaires, et, implicitement, sur tous les facteurs liés, y compris l’évaluation des employés. C’est ainsi que, pour Interex, l’année 2009 signifie l’ouverture de magasins, et aura un taux ascendant de son chiffre d’affaires et de son capital humain. Nous n’exluons pas de possibles révisions de notre stratégie, qui sont des mesures d’adaptation au contexte économique actuel.
Quels profils de candidats recherchez-vous ?
Pour nos affaires, la fluctuation la plus grande s’enregistré dans le personnel de magasins. Mais, à partir de novembre 2008, on ne note pas un volume important d’entrées et de sorties.
Aussi, en principe, nous sommes intéressés par des candidats ayant l’expérience de travailler avec la clientèle, réactifs et actifs. Nous sommes une équipe composée de jeunes, mais nous apprécions surtout la jeunesse de la pensée et de l’esprit. Nous apprécions la flexibilité et la capacité d’argumentation et de contreproposition positive.
Comment fidélisez-vous votre personnel ?
Dans le commerce de détail, Interex se place dans la catégorie des Supermarchés. Interex est le magasin de nos courses de tous les jours. Aussi, nos magasins ont une surface moyennes de 2200 m2, avec un effectif moyen de 50 employés par magasin. C’est un chiffre optimal pour une telle surface pour que les relations humaines soient gérées en détail.
Dans chacun des magasins se développe un sentiment d’appartenance, je pouvant même confirmer que dans chaque magasin il existe une grand majorité des employés présents depuis leur ouverture.
Nous utilisons comme méthode de fidélisation la promotion interne dans le magasin même, d’un magasin à l’autre, sous réserve que les conditions de mobilité soient remplies de la part des employés, du magasin au siège, sous réserve de la même condition. Nous utilisons aussi des mesures classiques, comme les tickets restaurant, les congés annuels au-delà du minimum légal, différents bonus à l’occasion des jours de fêtes .
Vous organisez des cours, des stages de motivation des formations pour eux ?
Nous sommes bien évidement intéressés par le développement professionnel de chacun de nos employés chez Interex. Les derniers cours organisés à Interex ont été de grande envergure, comprenant autant le siège que les magasins. Nous avons organisés par groupes d’activités et par niveau de responsabilités. La société qui a mené la formation est une société spécialisée dans le commerce de détail de France. De même, nous avons des processus de formation ou des cours pour les nouveaux employés ou dans le cas de changements de fonction à l’intérieur de notre société.
Le marché du travail roumain est-il capable d’absorber le flux de chômeurs qui reviennent d’Italie ou d’Espagne ? Croyez-vous qu’ils s’intégreront sans peine ? Quel sera le sort des jeunes qui ont accumulé une expérience le temps de leur séjour à l’étranger ?
Ce sont surtout des personnes de formation moyenne, qui au moment de leur départ de Roumanie avaient peu de chance de trouver un emploi, leur assurant un niveau de confort. L’expérience professionnelle pour beaucoup a été hétérogène, sans se doter d’une spécialisation dans une activité spécifique. Mais il y en a qui sont parti avec de nombreuses années de travail dans un domaine de l’industrie, qui est devenue sans intérêt sur le marché du travail. Malheureusement de nombreux jeunes sont partis, sans aucune expérience ou peu et aucunement utile.
Hé bien, pour ces catégories professionnelles, la réintégration sera sensiblement différente. En particulier les jeunes auront des problèmes d’adaptation, avec la réintégration. Cela tient de fait principalement au niveau salarial offert d’un pays à l’autre. C’est pratiquement le principal motif de l’exode massif de travailleurs roumains vers d’autres pays. J’ai lu de nombreux CV de jeunes qui, manquant d’expérience en Roumanie, ont travaillé en Italie ou en Espagne un an, puis qui, revenant, ont commencé à postuler n’importe où pour trouver n’importe quel emploi. Leurs prétentions salariales sont surévaluées, et leur expérience est inappropriée, se rapportant aux revenus et à l’expérience à l’étranger.
Iuliana Galateanu