Pour developper vos affaires en Roumanie, en Moldavie et dans les pays Francophones
 

 

RIUF a eu lieu le 10 et le 11 mars 2007, Bucarest

Salon universitaire international de Roumanie : France, pays à l’honneur


Irina GUIHARD. Institut Supérieur d’Agriculture. (Lille)

Joséphine KOHLENBERG. Groupe des Ecoles de télécommunication. (Paris)

Alain SENANEDSCH. INSEEC. ( Paris, Bordeaux)

Henri MAGNE. VATEL Ecole supérieure de Commerce-Hôtellerie-Tourisme.

DR Sergiu MISCOIU. Master d’études européennes, Faculté d'Etudes Européennes, CLUJ.

John SAROUDIS. HEC Montréal

Frederik DÜWELL. Institut Hôtelier « César Ritz », Le Bouveret, Suisse

Laurence ACHIMSKY. Réseau d’écoles d’ingénieurs « n+I »

interviews par Marilena Badea et François Renaut

Irina GUIHARD. Institut Supérieur d’Agriculture. (Lille)

Pouvez-vous nous expliquer en quelques mots l’expérience acquise par votre institut en Roumanie et sa relation avec l’ISA de Lille ?

Bonjour, alors tout d’abord je voudrais dire que je suis très heureuse d’être ici, par mis toutes ces écoles roumaines et internationales, lors de ce salon de l’éducation à Bucarest. Donc, notre histoire a commencé avec la Roumanie en 2001, puisque nous avons démarré notre collaboration avec l’université des sciences agricoles et médecine vétérinaire de Iasi. Ensemble nous avons mis en place un programme de Master avec doubles diplômes en réponse à la demande des entreprises françaises installées en Roumanie, par exemple Danone, carrefour …etc. Et je suis contente car au fil du temps et bien les entreprises roumaines ont elles aussi compris que la formation de leurs jeunes cadres est extrêmement importante.

Depuis 2001, notre rôle est de sélectionner et de recruter avec nos partenaires roumains, pour l’université de Iasi, de jeunes étudiants issus du milieu universitaire agricole, de production agroalimentaire et industrielle, suite à une sélection assez rigoureuse au mois de juillet, nous allons pouvoir les former mais je dirais que la chose vraiment importante, ce n’est pas le diplôme en lui-même, (bon il a sa valeur) mais c’est vraiment qu’à la fin de la formation, les étudiants sont embauchés dans l’entreprise qui a financé leurs cursus pendant douze mois, avec en plus une évolution de carrière extrêmement rapide, en fonction bien sur de leurs aptitudes et de leur développement au sein de l’entreprise.

 

Comment qualifieriez-vous le niveau d’étude et le niveau d’intérêt dont font preuve les jeunes roumains par rapport aux français ?

Je tiens à préciser que touts les étudiants que nous sélectionnons sont des jeunes ingénieurs, aussi qu’ils ont bac+5 ou bac +6 pour l’école vétérinaire. Je dirais que sur le plan théorique, il n’y aucune différence en terme de formation par rapport à nos étudiants français, par contre, là où je serais très critique, c’est sur le plan professionnel, en terme d’expérience et de stages. Par exemple nous avons renoncé en 2002 à poser cette question plutôt embarrassante qui est « avez-vous une expérience professionnelle ? » lors de nos entretient de recrutement, car nous savons pertinemment que dans leur formation universitaire il n’y a pas de stage. Il n’y a rien qui pourrait leur donner une première impression sur le monde du travail, quelque chose de beaucoup plus proche de la réalité que ce qu’ils voient dans leurs amphithéâtres…

Il y un travail extrêmement important à faire en Roumanie dans le domaine agricole donc peut-on considérer qu’il y a une offre large de débouchés et que c’est valorisant de vouloir travailler dans ce domaine pour les jeunes roumains ?

Oui effectivement je crois que l’agriculture et tout le secteur agricole constituent un facteur clé dans le domaine de l’économie roumaine actuellement, et j’encourage vivement les jeunes à ne pas abandonner ce secteur universitaire, et qu’à la fin de leurs études, ils fassent en sorte de trouver dans leur domaine, et que même s’ils ne trouvent pas directement à la sortie de leurs études, surtout qu’ils n’abandonnent pas et continuent vraiment à chercher dans leur domaine…J’ai malheureusement vu trop de cas où n’ayant pas trouver tout de suite, les étudiants changeaient de branche et se retrouvaient dans quelque chose de totalement différent. Je trouve que l’agriculture nécessite vraiment beaucoup de travail mais de passion surtout, et la Roumanie est un pays extrêmement riche dans son potentiel agricole.

 

retour en haut de la page

Joséphine KOHLENBERG. Groupe des Ecoles de télécommunication. (Paris)

 

Bonjour, nous sommes heureux de vous accueillir sur ce salon, pouvez-vous nous parler en quelques mots de votre école ?

Bonjour, donc tout d’abord je souhaiterais vous parler un peu de télécommunication… En 1995, avec la privatisation de France télécom, les anciennes écoles de France télécom ont décidé de se grouper dans ce que l’on appelle aujourd’hui le « groupe des écoles de télécommunication ». Il y a le ENST Paris, l’Institut national des télécommunications à Evry (avec ses trois écoles : Télécom INT, INT management et Télécom Lille1), il y a aussi le ENST Bretagne qui est à Brest et à Rennes et enfin Eurocom.

L’objectif en étant présent dans les salons aujourd’hui en Roumanie, c’est de représenter l’ensemble de ces écoles là auprès du public roumain. D’une part, il y a l’aspect admission, qui est possible dans nos écoles pour avoir un diplôme français, accessible aux étudiants roumains de niveau Bac +3 minimum, nous offrons aussi des possibilités de stage pour finir les projets de diplômes de l’université polytechnique de Bucarest par exemple, nous avons des Masters spécialisés, en français et le Master of science dont les cours sont en anglais, pour l’ensemble du groupe.

Donc pour ce cursus, il convient que les étudiants roumains doivent passer un, deux ou trois ans en France ou peuvent-ils suivre le cursus en restant en Roumanie ?

Non, tous ces cours se font en France, dans nos écoles. Nous n’avons pas de partenariat avec les universités roumaines. Le seul contrat que nous avons, c’est un double diplôme, passé entre l’Université Polytechnique de Bucarest (UPB) et notre Télécom INT. Il s’agit d’offrir aux étudiants que se soient des français ou des roumains, la possibilité d’avoir deux diplômes à la fin de leurs études dans le sens où il est reconnu dans les deux pays.

J’imagine que pour un étudiant roumain, le mieux c’est de trouver une entreprise qui va financer ses études, pouvez-vous nous préciser grosso-modo quel est le coût des études aujourd’hui dans vos groupes en France pour un étudiant roumain ?

En terme de vie, c’est 450euros par mois, mais après cela dépend de si l’université d’origine a signé avec nous des contrats, et dans ce cas là l’étudiant roumain ne paye pas la scolarité donc il n’aura que le coût de la vie. Par contre s’il n’y a pas de contrat, l’étudiant paye environs 1000euros pour faire le diplôme, 5 à 7 000 euros le Master spécialisé et jusqu’à 10 000 euros le Master of science.

Avez-vous actuellement des étudiants roumains dans votre groupe en France, qui suivent vos cursus ?

Oui bien sur et en plus à partir de la rentrée 2007, nous aurons la possibilité de financer via nos contrats avec des entreprises en France la scolarité des étudiants étrangers.

 

retour en haut de la page

Alain SENANEDSCH. INSEEC. ( Paris, Bordeaux)

Pouvez-vous nous présenter un peu votre Ecole et nous donner les raisons de votre présence sur ce salon?

Alors tout d’abord je voudrais préciser que nous sommes aussi situés à Lyon…

Donc l’INSEEC est une grande école de commerce, une des plus grande sans doute en France et nous avons en tout 7 000 étudiants. Nous sommes présents sur ce salon pour présenter nos offres de troisième cycle, et de Master. Nous offrons une vingtaine de Master différents dans toutes les spécialités qu’offre le management, et que nous présentons à Paris, à Bordeaux et à Lyon. La plupart de ses Masters sont en français, nous avons quelques Masters mixtes voir des Masters anglophones mais la grande majorité de ce que nous proposons est en français.

 

Nous proposons des Masters qui s’adressent à des étudiants possédant une licence, à Bac +3, et faisant leur Master en deux ans, ainsi que pour des étudiants actuellement en maîtrise et là, le Master se fait en un an. C’est une formation extrêmement professionnelle, ayant pour vocation d’immerger totalement l’étudiant dans le milieu de l’entreprise, il y a de nombreuses périodes de stage qui sont prévues, ainsi que des possibilités de travailler directement en entreprise. Mais toute la pédagogie est structurée et organisée en fonction de la demandes des entreprises. D’ailleurs nous refaisons régulièrement les programmes avec de nouvelles spécialités, par exemple cette année nous allons ouvrir un certain nombre de nouveaux Masters, en tourisme et dans le domaine culturel…Nous répondons aux demandes fortes des entreprises.

Comment qualifieriez-vous vos rapports avec la Roumanie en ce qui concerne les étudiants et pourquoi la Roumanie ?

Alors, l’INSEEC est l’une des écoles françaises les plus internationales, nous avons des étudiants étrangers qui viennent du monde entier, il y a à l’INSEEC, plus d’une dizaine de nationalités représentées et nous avons depuis très longtemps déjà des accords de coopérations avec les universités roumaines et c’est un travail que nous faisons tout au long de l’année, de présenter les formations françaises à l’étrangers ; Nous sommes allés en Asie, en Europe, aux Etats-Unis etc. Je pense que c’est absolument essentiel que les grandes écoles françaises continuent de promouvoir un enseignement français, cela me semble essentiel, nous avons des étudiants roumains depuis très longtemps à l’INSEEC, et il y a une demande que je qualifierais de permanente, et avec la montée en puissance de ce pays et son intégration de plus en plus forte au sein de l’Europe, avec l’utilisation des méthodes de management modernes, nous sommes tout à fait adaptés à répondre à ce type de demandes, de problématiques, aujourd’hui à la fois des entreprises et des étudiants.

J’imagine que pour un étudiant roumain, le mieux c’est de trouver une entreprise qui va financer ses études, pouvez-vous nous préciser grosso-modo quel est le coût des études aujourd’hui dans vos écoles en France pour un étudiant roumain ?

Alors les Masters à l’INSEEC, qui pour des grands Masters dans des grandes écoles de commerce ne coûtent pas très chers…La première année, le M1, coûte environs 5 000 euros, le M2 est à 6 000euros et si l’on ne fait que la deuxième année, c’est seulement 4 000 euros. C’est à peu près la moyenne des Masters…

Ce sont les frais de scolarités…Pour le coût de la vie, cela va dépendre du mode de fonctionnement, pour les logements nous aidons les élèves, nous avons également une école de langues intégrée dans notre groupe, donc les étrangers peuvent gratuitement améliorer leur français voir leur anglais. Nous avons bien sur d’autres langues mais pour un étudiant roumain, j’imagine qu’il ne va pas apprendre le chinois…enfin, pourquoi pas ? Donc nous avons cette possibilité qui est offerte, mais voilà, tout va dépendre du type de standing que l’étudiant va souhaiter développer.

retour en haut de la page

Henri MAGNE. VATEL Ecole supérieure de Commerce-Hôtellerie-Tourisme.

Pouvez-vous nous présenter rapidement votre école ?

Donc Vattel existe depuis 1981, et s’est spécialisée dans l’enseignement supérieur du management de l’Hôtellerie. Nous nous sommes alignés sur le système européen LMD et nous formons aux licence et Master de gestion hôtelière. Nous fournissons un enseignement à la fois en français et en anglais pour nos étudiants internationaux. Nous avons quatre établissements en France (Paris, Lyon, Nîmes et Bordeaux) et à l’international nous avons ouvert des établissements qui délivrent nos formations avec de nombreuses interventions de nos enseignants (Pékin, Bangkok, Buenos Aires, Dublin, Kuala Lumpur, Marrakech, Mexico, Moscou, New Delhi, Québec et Tunis). Nous avons comme objectif cette année d’ouvrir trois nouveaux établissements : Singapour, Los Angeles et Shanghai.

Nous sommes ici en Roumanie pour étudier le marché roumain et éventuellement y implanter une école…car dans notre développement, comme vous pouvez le constater, nous n’avons pas encore vraiment exploré l’Europe. Nous sommes aller très loin et maintenant nous nous rapprochons de notre pays d’origine qui est la France. Nous avons choisi la Roumanie car il existe des liens culturels et historiques très forts entre nos deux pays, nous allons pouvoir y trouver des jeunes qui correspondent très bien à ce que nous recherchons, et enfin, il y a ici un démarrage économique assez impressionnant.

 

J’imagine qu’avec cette ouverture de l’Europe à la Roumanie, vous comptez avoir un impact sur les autres pays de l’est tels que la Bulgarie, la république de Moldavie…etc. ?

Il est évident que lorsque nous nous implantons dans un pays, nous demandons à ce pays d’avoir un rayonnement positif sur les pays limitrophes. Nous ne sommes pas là pour créer de la concurrence entre eux, en créant une école trop proche de son lieu de recrutement…

Donc ce projet en Roumanie aboutera sûrement en 2008/2009, en attendant, pour nos étudiants roumains, qui souhaitent poursuivre leurs études dans votre domaine, y a-t-il la possibilité de choisir indifféremment l’Europe, l’Asie… ?

Alors bien sur ils peuvent choisir n’importe lequel de nos établissements dans le Monde, puisque les programmes comme je vous l’ai dis, sont identiques, ils sont vérifiés chaque année et nous contribuons à l’organisation des examens puisque je dirais nous devons valider nous même les diplômes que nous délivrons…

Alors ne parlons pas du coût de la vie, qui bien sur va dépendre de chaque pays…,mais pouvez-vous nous donner une fourchette des coûts d’inscription dans vos établissements ?

Alors l’idée quand nous avons commencé, c’était de proposer les mêmes programmes et les mêmes diplômes mais avec les tarifs locaux, pour les différents pays dans lesquels nous sommes implantés. Mais pour vous donner un exemple concret, un étudiant roumain qui veut venir étudier en France va payer environs 5 900 euros par an pour une licence, et à peu près 7 200 pour un Master.

Avez-vous déjà eu l’occasion et le plaisir d’avoir des étudiants roumains dans vos établissements ?

Nous en avons eu un, mais c’était un étudiant qui est arrivé en France et chez nous un peu par hasard et il était un peu perdu…mais au-delà de ça, nous n’en avons pas eu jusqu’à présent.

retour en haut de la page

Dr Sergiu MISCOIU. Master d’études européennes, Faculté d'Etudes Européennes, CLUJ.

 

Pouvez-vous nous caractériser les relations à la fois d’un point de vue historique et pratique, que vous entretenez apparemment avec l’université française et l’université de Marne la Vallée ?

Généralement, la francophonie a été très importante pour les universitaires de Cluj, et certaines relations avec nos partenaires, comme Marne la Vallée ont connu un développement exceptionnel à partir de l’année 2000 où nous avons mis en place une formation commune de Master, en co-tutelle, entre la faculté d’études européenne de Cluj, que je représente et l’université de Marne la Vallée, avec le centre d’études européennes, qui maintenant s’appelle UFR des sciences humaines et sociales. Nous collaborons au sein de cette formation, où les étudiants qui sont inscrits reçoivent deux diplômes ; un diplôme français en sciences politiques et un roumain en études européennes.

Donc depuis 2000, avez-vous beaucoup d’étudiants roumains dans ce programme, quels ont été leurs débouchés ? C’est à dire est ce que cela a été pour eux une formation très positive et les avez-vous retrouvé plus tard dans des positions clés de l’économie ou des affaires en Roumanie ?

Alors premièrement je vais commencer avec mon propre exemple ;Je viens de cette même formation, mais je connais aussi d’autres personnes qui ont terminé ce Master et qui maintenant ont des postes intéressants comme il y a une qui est devenue la conseillère du président de gaz de France en Hongrie, j’en connais un autre qui est conseiller EuroBPC, il y a des anciens étudiants qui travaillent maintenant chez des entrepreneurs français, soit à Bucarest soit à Paris et d’autres qui ont continué comme moi à travailler avec la co-tutelle. Donc le grand avantage c’est qu’on a aussi les bourses comme Erasmus, donc les gens peuvent se déplacer soit à Paris soit à Bordeaux ou Lilles, ou à l’université libre de Bruxelles et continuer leurs études la bas tout en recevant le diplôme à la fin.

Donc, d’après-vous, le français dans la langue des affaires n’est pas encore mort ?

Non, et j’espère bien que cela va même s’améliorer de jours en jours…

retour en haut de la page

John SAROUDIS. HEC Montréal

Alors pouvez-vous nous décrire un peu les relations historiques entre HEC Montréal et la Roumanie ?

Alors effectivement l’historique est assez long, cela fait huit ans que nous sommes présents en Roumanie, premièrement avec le programme MBA roumano-canadien qui a été financé par l’enseignement canadien pendant presque une décennie, jusqu’à tout récemment. Ce programme a reçu plus de 600 personnes durant cette période, et cela représente un groupe très important en Roumanie. Depuis deux an nous sommes présents au niveau de la formation des cadres supérieurs (enseignement corporate sup.) Nous sommes ici aujourd’hui pour promouvoir HEC Montréal, qui est une école de gestion, connue partout dans le monde et même en Roumanie bien que nous ne soyons là que depuis huit ans, nous avons été classé pour la deuxième fois consécutive par la revue BUSINESS WEEK, des Etats-Unis, comme étant parmis les douze meilleurs programme MBA au monde, à l’extérieur des Etats-Unis bien sur (puisqu’ils sont toujours les meilleurs). Alors nous sommes très fiers de ce classement car c’est une revue prestigieuse et cette reconnaissance deux fois de suite vient aussi de FORBES…Ainsi, nous sommes ici et pour promouvoir notre école comme je vous l’ai dit précédemment, mais aussi pour trouver des étudiants roumains qui voudraient venir étudier dans notre école.

 

Pouvez-vous nous donner quelques indications en ce qui concerne le contenu de vos cours et de votre programme ?

Alors bon, HEC est une école des sciences économiques, donc nous ne faisons pas d’autres choses que de l’économie. Nous avons les études et nous proposons les diplômes du baccalauréat jusqu’au doctorat, mais notre programme le plus demandé, celui qui a le plus de notoriété c’est le MBA, que nous proposons en anglais et en français, et même quelques cours en espagnol, car l’Amérique du Nord c’est l’accord de libre échange (nous avons un accord avec le Mexique et les Etats-Unis) et donc voilà pourquoi nous donnons en plus des cours en français, car nous sommes une école francophone, aussi des cours en anglais et en espagnol. D’ailleurs nos étudiants sont obligés de prendre au moins un cours en espagnol lorsqu’ils font le MBA.

Alors pour un jeune roumain qui serait intéresser par votre programme, à quoi doit-il s’attendre en terme de coût de la vie et coût des études ?

Alors tout ceci va être très approximatif, mais par rapport aux détails je ne pourrais rien vous dire, en revanche pour les études, je peux vous dire qu’au Canada et au Québec en particulier, le coût des études supérieures fait partie des plus faibles au monde.

 

retour en haut de la page

Frederik DÜWELL. Institut Hôtelier « César Ritz », Le Bouveret, Suisse

 

Pouvez-vous nous présenter votre école ?

Alors nous sommes basés sur l’hôtellerie et le Tourisme, et nous enseignons le management dans ces domaines de manière internationale nos étudiants viennent du monde entier, 60 pays différents sont représentés chez nous…et notre cursus commence après le baccalauréat jusqu’à la maîtrise.

En quoi les jeunes roumains peuvent-ils être intéressés par votre institut en particulier, cela leur ouvre-t-il des perspectives particulières sur l’international (en terme de réseaux et de notoriété …etc.) ?

Nous fêtons cette année notre 25 ème anniversaire, et je pense que le plus important pour réussir dans le domaine de l’hôtellerie et tourisme c’est de passer par la Suisse… Les meilleures écoles dans ces domaines sont en Suisse, c’est effectivement une question de notoriété.

 

C’est votre première visite en Roumanie, quelles impressions vous en retenez ?

C’est en réalité ma deuxième visite, je fais le salon RIUF pour la deuxième fois. C’est très intéressant car les étudiants ici sont très ouverts et parlent beaucoup de langues ce qui m’avait déjà beaucoup impressionné… Beaucoup parlent français, ce qui je pense est dût à l’histoire commune entre la Roumanie et la France, qui ont un lien très fort. Mais c’est vrai qu’aujourd’hui les jeunes roumains parlent un très bon anglais et notre formation se basent beaucoup sur la langue anglaise. Ce que je remarque ici c’est que les jeunes, sont donc ouverts comme je l’ai dit, ils veulent partir mais surtout ils veulent revenir ! Ils veulent se faire des expériences, apprendre des compétences pour les réintroduire dans leur pays.

Avez-vous déjà eu de jeunes roumains dans votre école ?

Alors oui, nous avons trois jeunes de Bucarest sur notre campus. J’ai même vu une maman ce matin qui m’a dit que sa fille était très contente de notre école, et c’est vrai que c’est très important pour nous que nos jeunes soient bien chez nous.

 

retour en haut de la page

Laurence ACHIMSKY. Réseau d’écoles d’ingénieurs « n+I »

Pouvez-vous nous présenter madame le réseau n+I et ses spécificités ?

Alors « n+I » est un réseau qui regroupe 65 écoles d’ingénieurs dans toute la France, avec un programme rattaché directement à l’agence EduFrance, qui est une agence de promotion de notre enseignement supérieur à l’étranger. Ce programme permet à des étudiants internationaux de venir passer deux ans en France en vue d’obtenir le diplôme d’ingénieur français.

Quelles sont les conditions d’admissions ?

Nos critères de sélection sont relativement simples, il suffit que l’étudiant ai déjà réalisé un premier cycle universitaire au sein de sa propre université, c’est à dire un niveau licence. Les universités roumaines sont en train de mettre en place le système LMD et la première promotion diplômée d’une licence sortira dans deux ans.

 

Avez-vous déjà eu des étudiants roumains dans votre cursus sur tout le réseau « n+I » ?

Tout à fait, nous en avons eu deux, un actuellement qui suit un cursus d’école ingénieur en sécurité alimentaire et qui sera diplômé l’année prochaine et qui a pu parallèlement bénéficier d’une bourse de l’ambassade de France. Et si l’on remonte quatre ans en arrière nous avons eu une étudiante de polytechnique de Bucarest, qui fut la première étudiante roumaine et la première a bénéficier du financement de l’intégralité de ses études par une société industrielle.

Alors, pour un étudiant roumain qui souhaiterait venir dans votre réseau, peut-il indifféremment choisir n’importe lequel de vos établissements ?

Nous avons un système de candidature très simplifié, avec un login et un mot de passe, l’étudiant à accès à un dossier de candidature en ligne qu’il doit remplir scrupuleusement…il l’imprime, le signe et nous l’envoie accompagné des dossier demandés tels que les diplômes précédents etc.…Lorsque nous avons vérifié et validé ce dossier, il est mis à disposition des 65 écoles de notre réseau en France et ce sont les écoles qui ensuite se chargent elles-même du recrutement en ligne. Il est cependant possible de notifier sur son dossier de candidature l’école de son choix néanmoins le dossier sera examiné par l’ensemble des écoles correspondant à la thématique de l’étudiant.

Je voudrais que vous nous parliez des frais d’inscriptions…est-ce en fonction de la ville, par exemple plus cher à Paris qu’à Angers…. etc. ?

Bien sur, mais je voudrais rajouter par rapport aux conditions d’admission, c’est l’étudiant qui a le dernier mot, nous faisons trois offres de différentes écoles mais c’est lui qui choisi l’école suivant son secteur. Cependant lorsque l’école qui a été choisi publie en ligne l’acceptation, elle publie également les offres proposées et les possibilités de bourses qui vont avec. Au niveau du coût des études en France pour un étudiant roumain, il faut savoir que cet étudiant sera considéré comme un étudiant français puisqu’il souhaite avoir un diplôme français il n’y a aucune raison de faire des différences. Quand j’entends étudiant international, en fait c’est parce qu’il y a deux parties dans le coût… Comme pour les étudiants français s’ajoute à ce coût, une partie pour les programmes spécifiques, c’est à dire tout ce que nous allons mettre à la disposition de l’étudiant international pour son adaptation dans le système français. Dans le cadre du réseau « n+I », c’est l’une des spécificités, il y a dans le cursus un package d’intégration qui dure de 6 à 8 mois pour faciliter cette adaptation. Il y a une partie culturelle, où l’on va chercher l’étudiant à l’aéroport, nous lui faisons visiter Paris pendant plusieurs jours, nous l’aidons à ouvrir un compte bancaire…ensuite nous organisons aussi un programme de cours de français pendant l’été. Et enfin, notre particularité assez forte, nous avons un semestre d’adaptation méthodologique… Cela se passe par thématiques (chimie d’un coté, physique de l’autre…etc.), et il va falloir donner des réflexes « à la française ». Bien sur en Roumanie il y a des filières francophones dans les universités, donc les étudiants roumains ont déjà certaines méthodologies françaises, mais ce semestre, adapté à leur rythme, s’avère utile pour les tranquilliser, les rassurer… Pour les coûts c’est très simple aussi, il y le package d’intégration qui coûte 7 000 euros plus éventuellement ce que réclame l’école, ce qui s’élève à 6 000 euros par an maximum. Mais la moyenne de nos écoles est de 2 000 par an, ce qui fait qu’un étudiant roumain aura juste à payer pour sa première année 9 000 euros plus les frais de vie, que nous comptons généralement à 500 euros par mois, sachant que sur les grandes villes comme Paris, Lyon etc. c’est vraiment le minimum à avoir…

Comment vous placez-vous par rapport au marché roumain ?

Alors c’est la deuxième année où nous sommes présents, l’année dernière nous étions à Bucarest et à Timisoara, et ce fût l’occasion pour nous de signer deux accords de coopération avec différentes universités. Si je suis là aujourd’hui, c’est tout d’abord pour renseigner les étudiants roumains, mais aussi pour avoir des partenaires dans les universités roumaines car nous cherchons à envoyer nos étudiants en Roumanie. Nous cherchons à créer un pseudo échange.

retour en haut de la page